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Retours vers les enfances méditerranéennes


Isabelle Dubois , Françoise Haffner
Presses universitaires de Perpignan
Format : PDF sans DRM

9,99

RÉSUMÉ DU LIVRE - MOT DE L'AUTEUR - MOT DE L'ÉDITEUR

Les enfances méditerranéennes : tel a été l’objet des recherches de l’équipe d’accueil VECT-Mare Nostrum de l’Université de Perpignan-Via Domitia. Plus précisément, l’enfance a été envisagée comme l’aboutissement d’un mouvement de retour - mouvement individuel ou collectif, de quête de soi, de quête des origines de l’humanité ou des origines de la littérature, d’où le titre du colloque et de l’ouvrage : Retours vers les enfances méditerranéennes. Comme lors de précédents colloques internationaux portant sur les cultures méditerranéennes, les chercheurs réunis à Perpignan les 15, 16, et 17 octobre 2008 se sont efforcés de délimiter géographiquement leur objet, explorant surtout le grand arc qui va de la Grèce à Gibraltar, de Gibraltar au Maroc et à l’Algérie. Pour autant, ils n’en ont pas réduit la richesse et la diversité : les enfances abordées se situent sur les rives nord comme sur les rives sud, tout près de la mer ou plus loin d’elle ; elles sont fascinées par la « Grande Bleue », nostalgiques de sa proximité heureuse, ou s’en détournent ; elles sont imprégnées d’une culture dominante, nationale, ou d’une culture régionale, voire minoritaire. De l’enfance à la Méditerranée, des liens se tissent naturellement : les origines - l’enfance - des cultures européennes, qui se trouvent en grande partie en Méditerranée ; la reconstruction des lieux par le souvenir et par l’écriture ; la quête de soi et l’identité individuelle ou collective associées aux lieux ; enfin, l’homophonie fréquente entre mer et mère dans les langues romanes, qui rapproche étroitement, et profondément, les lieux géographiques et ceux de la biologie et de l’affectivité. A dominante littéraire, le colloque et l’ouvrage ont bénéficié des apports des théories de l’imaginaire, de la psychanalyse, de l’anthropologie culturelle, de l’herméneutique littéraire, de la relation entre socio-linguistique et écriture. La perspective adoptée est comparatiste. De l’Antiquité à nos jours, les points de vue parcourent une chronologie d’autant plus fructueuse qu’elle fait apparaître des ruptures et des progressions : les enfances de l’Antiquité gréco-romaine, dans les mythes, le récit historique, et l’épopée, apparaissent souvent héroïques ou au moins exemplaires, sans se réduire à ce rôle ; les figures d’enfants au Moyen-Age, incluant celle du Christ, sont associées au miracle ou bien posent le problème de l’ambiguïté de l’Enfant-Dieu ; les enfants de la comédie, venus du théâtre antique, correspondent à un héritage patriarcal, mais aussi à l’émergence d’une parole individuée ; au XXe siècle, différentes formes de récits posent les questions de l’identité individuelle ou collective, de l’altérité et de la quête de soi, en les associant aux lieux, aux langues et aux cultures ; enfin, l’émergence d’une parole individuée de l’enfant trouve un aboutissement dans les voix d’enfance de poètes ou de romanciers. Ainsi les cultures et les littératures méditerranéennes abordées dans ce recueil donnent-elles la mesure des problèmes qui se posent à propos de l’enfance et de l’écriture, puisque la mémoire, la parole, les lieux et l’identité, semblent s’y croiser et s’y concentrer.